Rock Meeting The Cry Of Gaïa

EQUINOX The Cry Of Gaïa  :

 

Cette Equinoxe n’a pas grand-chose à voir avec le mouvement de la terre et du soleil, mais se veut synonyme ici de super groupe français.

Et  notamment au niveau de la rythmique,  puisque elle s’appuie sur  Pascal Mulot  à la basse et Aurélien Ouzoulias à la batterie, ceux-là même qui œuvrent au sein des Satan Jokers, et beaucoup d’autres groupes,  le gratin français en quelque sorte en la matière.
Le mentor du groupe, le guitariste Inophis, a entièrement écrit, composé ainsi que produit l’album d’Equinox , et c’est aussi l’artiste de Farida Guitars (TW), Aroma Music (CN), Guitar Pro (FR) et Guitar China (CN), un virtuose français reconnu sur la scène internationale donc. Emmanuel Creis , par ailleurs chanteur de Shadyon, complète ce line-up brillant. 

Après une belle intro, Le premier titre éponyme The Cry Of Gaïa impressionne par la qualité du son, du chant et la précision d’orfèvre des chœurs. Le tempo oscille entre speed et breaks, les lignes musicales et le refrain sont accrocheurs dès la première écoute, et le brio du solo ne laisse aucuns doutes quant à la virtuosité d’Inophis, dans un style incontestablement neo classique, mais sans abus, d’ailleurs le titre se veut concis et direct, en un peu moins de quatre minutes. Time Of The Chosen fait un choix différent en jouant la carte épique, le titre le plus long qui laisse plus de place aux breaks, et un refrain tout aussi accrocheur. Wings Of Fire nous sert une intro pleine d’emphase symphonique, j’oserais presque dire cinématographique, puis, après un break au piano,  le rythme s’emballe à nouveau pour un autre titre épique. I Had A Dream permet de souffler un peu avec une belle ballade aux accents « Queeniens », une transition habile avant l’exercice de la reprise, justement de Queen, The Show Must Go On.  Un exercice hautement périlleux ! Côté chant, évidemment Emmanuel Creis souffre un peu de la comparaison avec Freddy Mercury, non pas que son chant ne soit pas correct, il est parfaitement juste, mais simplement parce que Freddy est unique, et c’est à mon gout  la même chose avec Adam Lambert ! Par contre l’arrangement épique du morceau fait oublier cette comparaison avec une accélération presque trash sur le refrain qui dynamite celui-ci, reprise ensuite du tempo normal avant le tourbillon du refrain suivant et un superbe  solo, et au final une prise de risque réussie à mon gout !
La suite de la galette s’avère tout aussi brillante, et au final, je m’interroge un peu sur le peu de médiatisation d’un album d’une telle qualité, sorti à mi année 2014, et passé un peu inaperçu.

Il est encore temps  de lui donner la place qu’il mérite, au même titre qu’un Qantice ou un Whyzdom,  Equinox fait honneur au métal symphonique français, amateurs de ce style, n’hésitez pas à lui donner une chance, il le mérite !

Note : 4,25/5

liens : rock-meeting


 

 

Les commentaires sont fermés.